• J'espère que vous êtes tombés en admiration devant cette pièce unique , digne d'un grand couturier  ?

    Vos yeux papillonnent, vos mains se tendent pour la toucher, vous avez des sueurs froides en sachant que vous ne l'aurez pas , même si vous  faites la queue pendant deux heures devant une boutique . De plus elle n'est pas en solde !

    Laissez toute espérance, ô vous qui entrez sur ce blog !

    D'ailleurs, je devrais dire: "il" car , je précise, pour celles et ceux qui n'auraient pas bien regardé:

    C'est un gilet !

    Parfaitement , un gilet sans manches (le printemps arrive , alors pas besoin de manches  ).

    En quelle matière ? Mais en serpillières, tissu très doux, écologique et passe-partout .

    J'avoue, nous nous sommes inspires , ma fille et moi, du gilet de Thérèse vous savez , dans le "père Noël est une ordure "

    Mais celui-ci est bien plus beau :

    Admirez sa coupe asymétrique, sa poche avec la pochette à pois .Ainsi le destinataire  de ce superbe gilet,sera très chic.

    Oui, nous le destinons à mon fils aîné dont l'anniversaire approche.

    Je suis persuadée qu'il en deviendra muet d'admiration  lorsqu'il ouvrira le colis !

    J'ai appris que le couturier Jean-Paul Gaultier va abandonner le prêt-à porter  : il y a un créneau à prendre, vous ne croyez pas ?

     

     

     

     

     


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  • Coma éthylique !

    Je vais vous raconter la triste fin d'un géranium qui n'avait rien demandé à personne .
    Il fleurissait   sous le  chaud doux soleil d'un automne corse,   ne craignant plus les coups de chaleur de l'été .
    Il grandissait joyeusement,   agitant ses feuilles bien vertes ,pour saluer ceux qui l'admiraient . (C'est reconnaissant un géranium , même si on oublie de l'arroser ; je parle en connaissance de cause )
    Le 11 novembre , il se dressait  fièrement, sur sa tige, bien décidé à fêter dignement les 100 ans de  la Grande Guerre.


    Tout à coup , c'est le drame  :il sent un liquide clair qui lui tombe sur la tête . Il croit d'abord que c'est sa propriétaire qui a pensé à lui,  malgré le repas arrosé qui se tient  tout près de là et auquel elle participe.
    Il se dit:
    -" Chic, j'avais soif, elle  me désaltère !"
    Puis aussitôt après :
    -"Elle a un goût étrange, cette eau ... Hic.. très étrange , mais pas mauvais , hic , très très étrange . Je dirai même plus:  étrange est le goût de... hic...cette eau ... "
    Effectivement, comme vous l'avez compris (du moins je je suppose, sinon allez boire un petit verre  d'eau de vie et vous comprendrez aussitôt ). Ce n'était pas de l'eau  mais de l'eau de vie , que le géranium avait reçu sur la tête.


    J'explique: à la fin du repas arrosé, il restait quelques bouteilles d'eau  à moitié vides. La propriétaire du géranium a voulu vider les bouteilles   avant de les mettre à la poubelle.
     Il restait une bouteille en verre que le maire avait apportée : eau de Zilia"(c'est une source qui vend des bouteilles d'eau minérale) .


    Donc elle a décidé de ne pas gaspiller de la si bonne eau et hop , sur le géranium!
    Le maire  cherchait sa bouteille en traitant les hommes d'ivrognes . Pour une fois (...), ils étaient innocents : c'est le géranium qui avait tout bu  .


    Et il a fait un coma éthylique ! Paix à son âme !
    L'abus d'alcool ne pardonne pas  !

     


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  •  

    La cabane dans le far west

    Lorsque je vois des enfants dire : "je m'ennuie", l'été  quand ils sont privés de jeux électroniques , j'ai envie de leur donner un coup de pied , bien placé .

    Cela ne se fait pas: donc je leur suggère d'aller faire une cabane dans le maquis , comme l'ont fait , des générations d'enfants avant eux.

    Avec ma meilleure amie d'enfance, nous lisions beaucoup de livres  illustrés (maintenant on dit" BD") ,qui traitaient d'indiens , de trappeurs et de cow-boys , dans les grandes plaines du far west et du Canada.Cela nous avait  donné l'idée  de construire un wigwam  .Nous n'avions pas de peaux de bisons hélas : c'est une denrée rare dans la maquis corse.

    Nous aurions pu les remplacer par des peaux de sanglier . Mais  , étant anti-chasse , déjà, nous avons opté pour des branchages  divers et variés.

     

    Nous avons d'abord, pris en catimini,  Nous avions bien étudié le problème!une hache dans ma cave , une scie ,  une pioche,de la ficelle,  un marteau et des clous.

    Nous nous sommes attaquées à la construction , sans hésitation ni crainte. Forcément, avec notre détermination , la cabane serait extraordinaire .

    Nous avons réussi à planter quatre piquets  ;nous avons ensuite attachés des bois en travers pour faire le toit . Nous avons déposé et attachés des  branches  par dessus . Nous avons essayé de faire les murs toujours avec des branches . Nous étions très fières de notre construction.

    Cela s'est passé sur une bonne semaine .

    Enfin, nous avons pu emménager dans notre cabane : nous l' avions auparavant , meublée sommairement en récupérant de vieux "meubles" par ci par là ...

    Nous étions les reines du monde, dans notre "chez nous : nous nous imaginions  , non pas dans le maquis , mais là-bas dans les vastes plaines du Tennessee... Il nous semblait même entendre les indiens  et les bisons  pousser des cris  autour de notre cabane .

    En vérité, ce n'était que des gens qui parlaient fort et des vaches qui appelaient leur petit. Mais qu'importe . Nous étions loin ....

    Hélas,  quelques jours plus tard, la jolie cabane, témoin de notre travail acharné  en plein mois d'août, s'est écroulée sur nos têtes , au cours d'un bel orage .

    Adieu, veaux , vaches, bisons et indiens !

    Mais nous avons recommencé l'année suivante ! Lorsque je vois aujourd'hui, le lieu où nous faisions notre cabane, je me dis que nous avions beaucoup d'énergie à dépenser  et beaucoup d'insouciance devant le danger !

    Te souvenir d'enfance est remonté à la surface , grâce à Lénaïg qui nous demande de parler d'évasion pour ce défi des "croqueurs  de mots.

     

     

     

     


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  • Enriqueta nous demande de parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître .....

    .

    Défi N°129 : la plume "Sergent-major"


    La rentrée des classes ayant eu lieu  depuis quelques jours seulement , tout naturellement je vais vous parler du temps antédiluvien , où nous nous servions , de l'encre, des porte-plumes et surtout de la plume "Sergent-Major" .


    J'ai fréquenté pas mal l'armée mais je n'ai jamais connu de sergent-major: ce grade a été sûrement inventé  juste pour la plume ...
    Combien d'enfants a-t-elle torturé  cette plume? Combien ont eu des punitions à cause  d'elle ?
    Les statistiques ne le disent pas ,mais moi je fais partie de ceux-là !
    J'aimais bien la sortir du plumier  pourtant, mais , ensuite  ,c'était la guerre des tranchées.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais fait amie-amie  avec la plume "Sergent-Major"  !
    Il y avait une incompatibilité d'humeur : lorsque je voulais la faire aller dans un sens , elle allait dans l'autre et paf: une énorme tache d'encre  , que j'essayais d'effacer jusqu'à ce qu'il y ait un trou dans la feuille de papier " Le calligraphe " (Il paraît que c'était la meilleure qualité  , d'après ma mère).
    Et qui est- ce qui recevait des coups de baguette sur les doigts?  Bibi!
    Et je vous prie de croire que j'en ai reçu plus que ma part: c'était des sadiques les enseignants à l'époque !
    Et les traits : vous avez essayé de tirer un trait avec le porte-plume ? Lorsque j'enlevais la règle, on voyait des traînées d'encre tout le long du trait, et  de plus, le trait avait toujours un petit air penché  . J'ai rarement réussi à tirer un trait droit .


    Et qui recevait encore des coups de baguette ? Bibi !
    Sans compter les punitions : une page entière de traits à faire sans tache !
    Je ne me suis pas beaucoup améliorée depuis ce temps-là: heureusement que le stylo bille est venu me sauver ainsi que des générations d'enfants  avec moi !
    Et dire qu'il y a des masos qui font de la calligraphie pour le plaisir ...

    Défi N°129 : la plume "Sergent-major"

     


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  • Enriqueta  est à la barre des "croqueurs de mots :

    Défi N°127 : Le placard aux livres

    On parle bibliothèque   pour ce défi avec une phrase imposée au début  ou à la fin du texte ou les deux

     

    "J'ai trouvé dans ma bibliothèque", un vieux livre , tout abîmé .
    Je l'ai ouvert, et là ,avec cette odeur de renfermé , ce sont les souvenirs d'enfance qui m'ont sauté au visage.
    Dans notre petite école du village, qui maintenant a fermé sa porte, faute d'enfants, il y avait un placard.
     Pour moi, c'était le placard aux merveilles : il  renfermait des objets  hétéroclites:  des godets , des encriers ,  un flacon plein d'encre violette  en poudre, oui, en poudre et d'autres petits objets  étranges.
    Et surtout, il y avait la bibliothèque , les livres que nous apportait le "bibliobus" , sorte de bibliothèque ambulante (il  existe encore d'ailleurs), qui passait régulièrement au village  .
    Lorsque le bibliobus arrivait , c'était la joie :  nous choisissions des livres ,  sous l'oeil vigilant de la "maîtresse" et nous portions nos trésors dan le fameux placard .


    C'est là que j'ai découvert Tintin ", Alexandre Dumas , (Je connais encore par coeur ,le nom de"s trois mousquetaires " ,George Sand, Alphonse Daudet ..Ah! "le petit chose " ! Et beaucoup d'autres écrivains qui ont marqué mon enfance .
    L'été , arrivait la nièce de la maîtresse. Par chance, c'était ma meilleure amie: elle aimait les livres autant que moi, sinon plus .
    Donc, elle prenait la clé de l'école et nous allions chercher des livres dans le fameux placard , en cachette de sa tante. Nous mettions nos têtes là-dedans et nous choisissions nos livres .
    Un jour nous sortons de là, avec nos trésors sous le bras : nous portons les livres chez moi, et nous allons jouer dehors  . Nous rencontrons la maîtresse qui se promène .


    -"Qu'est- ce que vous avez sur la tête ? "
    -"Heu! Rien ! "
    - "Vous êtes allées dans l'école ! "
    -"Non, non , pas du tout "
    -Et vous avez pris des livres dans le placard !"
    Abasourdies, nous nous demandons comment elle peut le savoir  !
    -" Vous avez de l'encre violette , sur vos cheveux toutes les deux! "
    La fameuse encore en poudre nous avait trahies  !
    Nous avons donc avoué  .Heureusement que , sachant combien nous aimions lire, la maîtresse , a été indulgente , et nous a  autorisées à continuer nos incursions dans le placard.
    "Ce n'était pas  ma bibliothèque ", mais elle m'a donné  tellement de bonheurs , que je ne peux l'oublier

    Défi N°127 : Le placard aux livres

     


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