• Les Cabardouche

    à la barre des "croqueurs de mots " nous propose le défi suivant :

     

    Au pays de PADI-PADO on a supprimé tous les "i" et tous les "o". ( c'est pour ça que le roi de là-bas s'appelle R ) . Racontez une visite au zoo de PADI-PADO sans jamais utiliser, ni la lettre "i" ni la lettre "o". Vous décrirez ainsi un ou plusieurs animaux.

     

     

     

    Au zoo de « padipado » j’a(bon d'accord je triche )   vu une autruche cacher  sa tête dans le sable :  ne pas entendre un macaque" parler "  fleurette à  un chameau .

    Dans une allée  ,une gazelle   danse : un jaguar la regarde en pensant :    -« je la saute ?  Je la mets  dans le four ? « 

    La perruche , sur le nez du léopard  , n’en perd pas une !

    -«   Ce méchant  jaguar, je l’escagasse avec le  bec et le franc parler  ! « 

    Le hamster, dans l’herbe, saute haut   sur la queue  du varan  très pressé de manger la pauvre mésange ,paressant  sur le banc bleu.

     

    A l'angle du parc , j'avance  nez à nez   avec  un éléphant : aaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh ! Peur ? Heu …Juste prudente,  je prends mes jambes à mes bras  et je pars   sans lever la tête .

     

    Là-bas, sur l’arbre  le paresseux ,  écarte une branche et regarde le zèbre  chercher ses rayures …

    Le puku  se demande : cette galère  va-t-elle durer ? Pas plus que cela : je rentre à la case et c’est assez . Basta !

     

     


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  • ABC, à la barre des "croqueurs de mots " pour cette quinzaine nous propose :

    "J'emmène tous les matelots, en espérant qu'ils n'ont pas le vertige, faire un petit tour en montagne. Durant notre randonnée nous sommes attirés par un message envoyé du sommet du plateau.  Vous devez, tout simplement, décrypter ce message et nous dire qui peut bien nous l'envoyer ?"

    Défi n° 231 : ça fume ...

    Un petit groupe de personnes, aux mines de conspirateurs sont assis en rond, sur le sommet  de la colline.

    -Jules, nous sommes foutus !

    -Quoi ?  Nous sommes joufflus ? Tu trouves ?

    "-Non, il dit que nous sommes foutus" , rectifie Simone , dans un fou-rire ,qui manque  d'éjecter son dentier dans l'herbe . Elle a une ouïe  qui défie  les ans , au grand désespoir de des coéquipiers, car sa langue est aussi bien acérée

    - Mais pourquoi nous sommes foutus ? demande Jules qui est un peu dur de la feuille et qui a mis  son Sonotone  dans sa poche,pour ne pas le perdre.

    - André a raison : Regarde la fumée que nous produisons... Toute la région va savoir que nous fumons .Il fut trouver uen solution.

    - Une seule portion ? Pas question, j'ai le droit de fumer la même quantité que vous , s'obstine Jules.

    -Jules, tu nous fatigues , s'énerve, Pierrette , en tapant de sa canne sur le sol. (Il faut dire, que sa canne est redoutable; elle en use comme d'un moulinet et gare à l'objet de son courroux .On la surnomme :"la mère-tapedur")

    Jules préfère se taire devant cet argument frappant.

    -J'ai une idée, claironne  Paulo, qui fait la concurrence à Jules en ce qui concerne l'audition. Lui, il a jeté ses appareils aux orties, comme on jette grand-mère.

    Les autres dressent  une oreille  plus ou moins attentive (voir précédemment ). Nous allons jouer aux indiens  !

    -Quoi? Il ne reste rien ? Rabâche  Jules.Mais je n'ai tiré que deux bouffées ! Vous me brimez. Je vais me plaindre.

    -A qui? ricane Simone . N'oublie pas que nous sommes ici en cachette.Tu oublies que je t'ai tiré pour arriver ici ?

    Silence lourd de reproches de Jules.

    - Paulo , dis-nous , demande-t-elle en lui  lançant un oeil langoureux (Elle est secrètement amoureuse de cet homme intelligent et élégant  qui a toujours son noeud papillon  autour du cou, même la nuit.Mais cela ne nous regarde pas.

    -Oui, reprend Paulo: nous allons envoyer un message en fumée ,comme font les indiens dans les westers.

    -Voilà qu'il se prend pour Sitting Bull ,soupire André, avec une pointe de jalousie (lui est amoureux de Simone . ) C'est pire que Roméo et Juliette  .Vous allez voir qu'un jour il y aura un drame dans la maison de retraite.

    -Et quel message allons-nous faire fumer ? s'extasie Simone .

    -Nous allons fumer : " Nous sommes encore vivants et nous allons vous en faire voir jusqu'au bout " déclare Paulo , tout content de lui. Pierrette , passe-moi, ton vieux  fichu .

    -Mon fichu ? Tu veux fumer mon fichu ?  s'affole -t-elle

    -Mais non, c'est pour  faire des effets de fumée .

    Et aussitôt, dit, aussitôt fait ; bon quand je dis aussitôt,il faut compter avec le remue-ménage , de la canne,  du dentier qui finalement est bien tombé dans l'herbe (pas celle qui se fume )

    Vous comprenez pourquoi maintenant   , ces nuages sont un peu étranges ....Mais il y a peut-être une autre raison  :

    -Ce n'est pas tout cela, déclare, Pierrette: maintenant il faut redescendre ;ils vont commencer à nous chercher dans la maison de retraite.. Et puis, l'odeur ? Vous y avez pensé à l'odeur des joints ?

    Défi n° 231 : ça fume ...

     

     

     


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    La transhumance vers la montagne :ABC, à la barre des "croqueurs de mots nous demande de parler de la montagne

    Ch'ellu si n'hè scorsu maghju

    Le mois de Mai passé

    Sarà più d'una simana

    Il ne restera plus d'une semaine

    Appròntati, o capraghju !

    (Alors) Prépare-toi, chevrier !

    À lascià piaghja è calmana

    Pour laisser la plaine et la chaleur de l'été

    Ch'hai da fà l'altu viaghju

    il faut maintenant partir sur les hauteurs

    Dopu ghjuntu in Barghjana

    Bientôt on se rejoint à Barghjana  etc....

     

     


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  • Après le difficile défi à trous, malgré les boulets de canon, tirés à bout portant par les participants(es), malgré une mer agitée, j'ai réussi à tenir la barre  de la coquille des "croqueurs de mots  jusqu'à aujourd'hui ,pour le jeudi en poésie.Je vous avais demandé un poème de Victor Hugo.Vous n'aviez que l'embarras du choix  .J'ai choisi un poème appris à l'école,parmi tant d'autres.Et merci d'avoir pris le risque de ce défi...

    LA RETRAITE DE RUSSIE

    Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.

    Pour la première fois l'aigle baissait la tête.

    Sombres jours ! L’Empereur revenait lentement,

    Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.

    Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.

    Après la plaine blanche une autre plaine blanche

    .On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.

    Hier la grande armée, et maintenant troupeau.

    On ne distinguait plus les ailes ni le centre.

    Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre

    Des chevaux morts; au seuil des bivouacs désolés

    On voyait des clairons à leur poste gelés,

    Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,

    Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.

    Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,

    Pleuvaient; les grenadiers, surpris d'être tremblants

    ,Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.

    Il neigeait, il neigeait toujours!La froide bise

       Sifflait; sur le verglas, dans des lieux inconnus,

    On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.

    Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre:

    C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,

    Une procession d'ombres sous le ciel noir.

    La solitude vaste, épouvantable à voir,

    Partout apparaissait, muette vengeresse.

    Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse

    Pour cette immense armée un immense linceul.

    Et chacun se sentant mourir, on était seul.

     

    Victor Hugo  Les Châtiments L'expiation


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    Domi m'a confié la barre de la coquille de noix des "croqueurs de mots  pour cette quinzaine. Je  vous avais demandé de remplacer les pointillés par de nouveaux mots, dans cette tirade de Don Diègue , tirée du Cid de Molière

    . La rime n'est pas toujours facile pour certains vers: c'est pour cela que parfois c'est un peu bizarre

     On a détruit mon joli Vespa :

    Ô zut ... ! Ô désespoir ! Ô jalousie ennemie !
    N’ai-je donc tant ...travaillé... que pour cette ....folie.... ?
    Et ne suis-je plongée.. dans les travaux .de mécanique...
    Que pour . avoir en un jour .perdu. tant de pratique .... ?
    Mon bras, qu’avec envie. toute .....la France...... admire,
    Mon ...savoir-faire, qui tant de fois a  réparé. cet .avatar aimé .......,
    Tant de fois affermi le siège ....de son.mon.Vespa ...,
    Trahit donc ma compétence., et ne fait rien pour moi ?
    Ô . merveilleux..... souvenir de ma   ..machine, passée !
     ...Travail.de tant de jours en un jour … abîmé... !
    Nouvelle ....... catastrophe., fatale à mon bonheur !
    Précipice élevé d’où tombe mon moteur .......... !
    Faut-il de votre.attentat voir triompher le ..dépanneur...,
    Et ..rester........ sans vengeance, ou vivre dans la .peur.... ?
    .......Toi..., sois de mon Vespa....... à présent .le réparateur........:
    Ce haut mérite n’admet point un engin ..... sans moteur ....... ;
    Et ton jaloux...dégât., par cet acte. insigne,
    Malgré le choix du lieu  m’en a su rendre  des signes ........
    Et toi, de mes exploits  merveilleux.. instrument,
    Mais d’un .cadre... tout de métal ...... inutile ornement,
    Fer, jadis tant à craindre, et qui, dans cette débacle......,
    M’as servi de béquille .., et non pas de spectacle.......,(je sais c'est débile )
    Va, quitte désormais le . parking..... des italiens.......,
    Passe, pour me consoler........, en de nouvelles....... mains.

     


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