• Après avoir souhaité longuement son anniversaire à ma fille ,je viens rendre mon devoir  .

    C'est Lilousoleil qui a pris la barre "des croqueurs de mots " pour la quinzaine.Elle nous demande de parler de Jules , de Jeanne et de sa cane, de la mare près de l'église et de la pendule ...

    A peine la pendule de l'église a-t-elle sonné ses huit coups , accompagnée du ululement du chien du père Jules (le père Jules voudrait bien ululer lui aussi,mais il est un peu enroué ), que la mère Jeanne pointe le bout de son nez  près de la mare.

    Elle traîne  et tire sa cane par une chaîne .Celle-ci (la cane pas la chaîne) , tire de son côté , car elle veut aller voir  le canard du père Jules  pour tailler une bavette avec lui.

    Mais la mère Jeanne , a une dent (on pourrait même dire un dentier ) contre lui. Elle lui reproche de vouloir squatter la mare à son profit. Elle essaie donc d'arriver avant lui à la mare.

    -"Déjà là , mère Jeanne ? susurre le père Jules qui l'attendait, embusqué derrière le clocher (La mare est près de l'église ). Vous êtes tombée du lit?"

    La mère Jeanne fait un bond de surprise :

    - Vieux sacripant ! Et vous ? Vous avez fait le guet toute la nuit  sur le clocher ? Il m'a bien semblé entendre une cloche de plus cette nuit ..."

    -Ah! Ah! Mon canard est déjà dans la mare  et il se marre(d'accord,ça c'est facile). Votre cane peut toujours courir ou nager pour le rattraper .Il ne la laissera pas entrer dans la mare.

    - C'est ce qu'on va voir ! Mais où est -elle ma cane ? Jujube(c'est le nom de la cane ) où es-tu ?

    Jujube a profité de la discussion  pour tirer sur la chaîne et sauter dans la mare .Elle est folle amoureuse du canard du père Jules , avouons-le.(Mais ne lui dites pas que je vous ai dévoilé son secret).

    Hélas, le chaîne tire la pauvre Jujube vers le fond.Voyant cela ,le canard (amoureux lui aussi,  nage au secours de sa belle.Il se pend une patte dans l chaîne et se retrouve en mauvaise position .

    -Jujube!Elle se noie

    -Jeannot(c'est le nom du canard) !Il se noie!

    Voilà les deux ennemis  qui se précipitent dans la mare : pendant ce temps, la pendule de l'église sonne :

     - "ding, dong"..

    Tout le monde se retrouve dans l'eau .  On ne distingue plus grand chose: une plume par-ci,, un godillot par -là  , un dentier,  une moumoute ..  L'eau tourbillonne .

    Le curé ,en soutane (oui, c'est le curé de Ponte-Leccia  ) attiré par le bruit et les cris  sort de l'église, et  à son tour   se précipite dans la mare . Pour le coup, c'est un spectacle le l'autre monde qui s'offre à nos yeux!

    La soutane flotte  , le curé aussi, et tout cela s'emmêle, s'embrouille  :on voit le père Jules serrer dans ses bras   la mère Jeanne qui coule aussi.On aperçoit le curé avec les deux volatiles ,dont un sur sa tête .

    Tous les naufragés finissent par rejoindre le bord  , épuisés mais soulagés.

    Le père Jules regarde la mère Jeanne  :

    -Je crois bien que j'ai eu peur pour vous aussi  ,  pas seulement pour mon Jeannot ! avoue-t-il rougissant

    - Moi aussi j'ai eu peur pour Jujube et pour vous  , avoue-t-elle à son tour .

    Pendant ce temps ,le curé  regarde d'un air  entendu , les deux oiseaux qui se serrent amoureusement l'un contre l'autre  :

    - Je crois que je vais leur pardonner d'avoir abîmé ma vieille soutane   et perdu mon revolver dans la vase, si cela peut les réconcilier  ! se dit-il

    Et pendant que Jeannot , caresse les plumes de Jujube, pendant que la père Jules conte fleurette à la mère Jeanne  , la pendule du clocher  carillonne joyeusement ...

     


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  • Josette ,  à la barre des "croqueurs de mots"

    nous propose le défi suivant

    On vous a servi une boisson qui vous a statufié sur un banc public !
    Racontez ce que vous voyez et entendez, ce qui se passe dans votre tête
    pour retrouver la réalité... »

    Mon texte ayant mystérieusement disparu, je réfléchis un moment pour décider si je jette on ordi par la fenêtre ou si je me jette moi du  balcon. A tout à l'heure .

    Défi N°174 (je crois) La truite de Marie

    Bon, je recommence tout
    Il y a quelques jours à peine, j'étais au restaurant en Albanie avec ma chorale  j'ai voulu goûter le raki (alcool national,histoire de me mettre dans l'ambiance) . J'ai avalé quelque gouttes et  ...je suis restée paralsée, semblable à une statue, condamnée à me taire et  à regarder  :
    Notre petit suisse avait décidé de s'occuper de la commande , étant donné que nous parlions par gestes  avec l'hôtelier.
    -Qui veut du porc? Qui veut du poulet? Qui veut une truite?
    -Moi ! Moi ! moi!
    -Du calme : donc je récapitule :8 truites , 8 poulets et le reste, du porc.
    -Non, moi, je veux du poulet finalement .Et moi je veux du poisson (Et moi alors ? Personne ne me demande ce que je veux ? )
    Une petite voix , couverte par le brouhaha   demande :
    -Je veux une truite !
    C'est Marie notre doyenne .Mais personne ne l'a entendue.
    Le petit suisse commence à s'arracher les cheveux .Il compte et recompte,il ne s'y retrouve pas .Et voilà que l'hôtelier lui dit qu'il n'y a que 5 truites !
    -On recommence tout :
    -Qui veut une truite? : là,  c'est la folie ! Moi, je ris en silence .
    Finalement, tout arrive sur la table;Les truites sont distribuées aux 5 chanceux .Et ,lorsqu'ils en sont aux arêtes,on entend :
    -"Moi, je n'ai pas eu ma truite . Le petit suisse en a mangé une, lui! Et il a aussi mangé du poulet et du porc !
    Et moi je n'ai pas eu ma truite . "
     Tout le monde est statufié...comme moi : (bien fait, je me sens moins seule)  On entend un plaisantin fredonner "la truite de Schubert; "Un autre répète ..." la truite de Marie .." Le petit suisse se confond en excuses ,car il n'a mangé qu'un  petit bout de truite . Les autres coupables essaient de disparaître sous la table .
    Et moi, j'observe tout cela  en silence. Heureusement, que mon voisin  s'apercevant de mon immobilité, me  fait boire encore un peu de raki: miracle! Je retrouve le monde des vivants : moi non plus, je n'ai pas eu de truite !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Lilou soleil

    à la barre des "croqueurs de mots, " nous demande de nous inspirer du montage photos suivant,pour écrire  .(J'ai fait un peu long ... et encore ,  j'ai essayé de raccourcir !)

     

     

    Voilà  un moment que je ne vous ai pas parlé de mamie Davia .

    Un champs de coquelicots , tendait les bras à  Mamie Davia  qui  tout à coup se croyait au printemps ,malgré les couleurs d'automne des feuilles de son chapeau.( Etant bio, jusqu'au bout  du chapeau, elle met de vraies feuilles ,pas de vulgaires feuilles en plastique.)


    Voilà une heure qu'elle attendait   une hypothétique voiture , sur le bord du champ , quand tout à coup, elle aperçut une auto jaune  qui arrivait vers elle en brinquebalant  d'un fossé à l'autre .
    C'était Ange,le facteur qui finissait sa tournée  en chantant à tue-tête ...Elle le devinait à l'allure de l'auto. C'est qu'il avait 5 villages   à desservir  et ...un petit pastis par là,un petit Cap Corse, par ci, un muscat pétillant  chez le maire....Forcément,il donnait de sa personne .On n'en fait plus des facteurs pareils !
    Elle l'arrêta  autoritairement , prête à risquer sa vie pour entendre sa voix de velours .
    - Allez Ange, emmène-moi à  Ponte-Leccia , je vais voir quelqu'un.
    -Comment mamie, vous trahissez votre homme ?
    -Chut! Tu ne m'as pas vue  !
    - Cela va être difficile: je vous vois en double !


    Mais sans plus chercher à comprendre, Ange, l'emmena  , au milieu des colis et des lettres, jusqu'à destination .Il la laissa ,non pas à la pote, mais  dans un bouquet de fleurs roses comme sa robe à elle .Elle se piqua un peu le bout du nez  mais pressée par son rendez-vous, elle oublia ce petit inconvénient.
    Mamie Davia  entra d'un pas ferme à l'hôtel ,  grimpa les escaliers , s'étala sur la dernière marche et pénétra avec fracas dans la chambre, la tête en avant  .Hélas! L'oiseau avait déserté le nid , non sans avoir laissé quelques roses  sur les draps.


    - Ô pauvre de moi ! J'arrive trop tard ! Sans se décourager, elle repartit à pied, longea l'étang de Diana  dans lequel un canard, flottait en la regardant d'un air moqueur .oui, oui, je vous assure  que c'est vrai.
    Mamie Davia s'arrêta un instant pour souffler :
    "Tu sais le canard, je voulais lui tricoter un pull multicolore pour l'hiver;il aurait ressemblé à un  cacatoès; il m'avait promis de m'emmener voir la Turquie et ses monuments ;il m'avait promis aussi une soirée romantique sur les bords  du beau Danube gris .Tu vois, même cette petite fille se moque de moi et de mes rêves .


    Nous devions aller voir les ruines d'un château écossais avant que nous ne tombions en ruine nous aussi; il voulait me faire découvrir les écureuils roux et bleus (ça c'est sûrement Brigitte qui lui a mis cette idée dans la tête). Il m'avait dit qu'il savait jouer du violon, sur mon dos (là je ne l'ai pas cru , pas folle la guêpe!)


    Enfin , nous devions faire le tour du monde, voir les écussons de sa famille sur le mur  d'un vieux chalet ...
    Mais maintenant, je sais  qu'il m'a trahie .Il a filé avec sa maîtresse et moi, je porte des cornes aussi grandes que celles d'un taureau  andalous! Caramba.Cela ne va pas se passer ainsi ! Vendetta !


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  • Martine (quai des rimes ) à la barre des "croqueurs de mots, nous propose  d'écrire à la manière de Prévert: "pour faire le portrait d'un oiseau"

    Ecrire une recette à la Prévert en prose ou en vers

    Exemples : pour maigrir, pour être heureux, pour trouver le grand amour (et le garder).....

    Faites nous rire donc vos recettes peuvent être délirantes, tout est permis

    Défi N°170 : A la manière de Prévert

    Pour fabriquer un sac :


    Prendre un bout de tissu
    De préférence  un joli tissu
    Un beau tissu ,même
    Qui est assez épais pour faire le sac.
    Prendre ensuite une machine
    Une machine à coudre
    Dans une pièce éclairée
    On coupe le tissu
    Et on attend:
    L'inspiration va-telle arriver ?
    La machine va-t-elle coudre toute seule ?
    On peut attendre longtemps !
    L'inspiration viendra peut-être
    Tôt ou tard .
    Mais la machine, rien à faire .
    On peut attendre des années:
    Elle en coudra pas toute seule .
    Quand l'inspiration viendra
    Tôt ou tard .
    Il ne faut pas perdre de temps:
    Il faut coudre et coudre encore ,
     Sans rouspéter, sans s'énerver (Dur, dur)
    Ne pas perdre son sang-froid ,
    Si on ne trouve plus
    La lanière, les épingles, la doublure
    Les ciseaux , les boutons .
    Si une poche est de travers,
    Si  on a  mis le tissu à l'envers,
    Si on a oublié la fermeture du sac,
    Si le fil de la machine casse (je vais l'envoyer par la fenêtre  )
    C'est mauvais signe .
    Cela signifie qu'on va piquer une crise
    Et gare à la machine et au sac.
    Mais si le sac est guilleret,
     Si on est satisfait,
     Si on chantonne  le travail fait,
    C'est  que tout le reste est oublié
    Et le sac, on peut le montrer.

     


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  • Dim Dam Dom à la tête des "croqueurs de mots "nous propose:

    Pour ce défi 169 , j’ai choisi dans les oeuvres de Bernard

    trois sculptures sur acier,  je vous demande d’en sublimer une ou plusieurs

    en utilisant vos plus beaux mots

    Défi N°169 : Circulez  !



    Bon, ça y est? Vous m'avez bien admirée ?
    Vous vous êtes pâmés devant ma pose gracieuse ? Vous avez vu ce geste des bras  ? Tout est dans la courbure  des coudes  et l'écartement des doigts. Oui, oui, c'est cela qui fait mon équilibre. Vous en bavez de jalousie, n'est- ce pas ? Allons avouez ! J'en ai surpris quelques-unes à essayer de prendre ma pose .Il y en a une qui s'est aplatie comme une crêpe, d'ailleurs ...Qui ? Je ne donnerai pas de nom: Euh .. Peut-être Jill ? Zaza ?  Non, je ne dirai rien.


    Bon, alors ? Et mes jambes ? Vous avez  étudié l'équilibre ? Dépêchez-vous , car je ne tiendrai pas toute la journée .Mon pied ? Quoi ,mon pied ? C'est un chien qui l'a rongé , ce n'est pas de ma faute !
    Quoi encore  ? Qui  a dit que j'ai envie de faire pipi? Oh! Quel manque de respect ! Vous n'avez pas honte ? Si je serre les fesses, c'est pour l'équilibre . Je ne tombe pas comme vous, moi!


    Ma tête ? Ben, je l'ai perdue... Je la perds toujours , c'est comme ça ... Mais je vous ai à l'oeil !
     Allez circulez ,  du vent ... Je vais danser un peu pour oublier vos regards étranges .


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