• Avant de rentrer au port pour rendre la barre de la coquille de noix, au capitaine DimDamDom

    j'avais demandé aux matelots de nous publier,pour ce jeudi en poésie, une belle tirade d'un auteur classique, avec possibilité  de "transformisme ".

     

    Comme le vent souffle très fort, j'ai le mal de mer et j'ai fait court, étant pressée de poser le pied sur la terre ferme.

    D'après "Horace" de Racine, voici le désespoir .... de sa soeur qui se retrouve veuve avant d'être mariée ;Tout cela à cause d'Horace qui a tué son fiancé  et en plus, il la tue elle aussi :on ne peut plus faire confiance à son propre frère .. Mais bon, on en reparlera une autre fois :

     

    Rhum, l'unique objet de mon rêve gourmand
    Rhum,  qui t'imbibe d' un parfum ensorcelant
    Rhum  qui  sent les îles et que mon coeur  adore
    Rhum enfin que je bois   parce qu'il t'honore.
    Puissent tous ces gâteaux en vitrine, exposés
    Fondre sous la chaleur et toi seul te laisser .
    Voir le dernier baba   ,pousser un grand soupir
    Moi seule le manger et mourir de plaisir . 

     

    La vraie tirade :

    Camille:

    "Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
    Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
    Rome, qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
    Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !
    Puissent tous ses voisins ensemble conjurés
    Saper ses fondements encor mal assurés !
    Et si ce n'est assez de toute l'Italie,
    Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie ;
    Que cent peuples unis des bouts de l'univers
    Passent pour la détruire et les mots et les mers !
    Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles,
    Et de ses propres mains déchire ses entrailles ;
    Que le courroux du ciel allumé par mes vœux
    Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
    Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,
    Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,
    Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
    Moi seule en être cause, et mourir de plaisir !"

     


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  • Défi 144 : Cela, voulu, tant après  , étant bien .

     

     

    Etant à la barre des "croqueurs de mots " pour cette quinzaine, j'avais demandé aux matelots  ébahis de découper des mots dans un journal ou magazine , de mélanger et d'écrire un texte en respectant l'ordre de tirage des ces mots . Ce qui donne des textes étranges ;la preuve :

    Défi 144 : Cela, voulu, tant après  , étant bien .

    La dangereuse,depuis la maison,pour une peine, depuis, le dialogue-correspondance -le procureur prévenu.Des accents ambassadrice,n'étant pas,de la France,d'amendements : stupéfiant!
    Pourquoi lui ?
    Mystique,l'ordonnance,remonte à, péniblement,temps ...
    Question :l'instruction ,longtemps troisième, actuellement,satisfait de la mesquinerie ? Trop tard  ?
    Le prévenu, à l'égard des traductrice, accusée, fleurie ,interposée ,qui pourra, plus assuré,quand même trop tard, la scène.


    Vous  êtes une procédure,science -fiction ! L'affaire Larsen , qui ,elle a, par ailleurs,entendu des micros détenus,en visioconférence.
    Personne,de territoire,de droit,fondé de  son dossier écrit,rien que sur le  fond.
    Il avait,mauvais, décidé,sur le défendre, l'écho, tant fleurie; influencé ,il avait , en poste,la tâche,du film -synthèse temps. Cela, voulu, tant après, étant bien.

     

    PS. J'aurais dû expliquer  que j'ai joué avec un texte qui parlait d'un hollandais qui, 5 ans après avoir été condamné  à une peine de prison , avait envoyé une lettre en langage "très fleuri "à la juge qui l'avait envoyé en prison, l'accusant de ne  pas aimer les étrangers et d'être incompétente.Il était donc jugé pour outrage à magistrat.

     

    Voici la liste de participantes ;  "Fadosi",

       Enriqueta   

        DimDamDom   

         Mamazerty

     M'amzelle Jeanne

    Durgalola

    Mansfield

    Lenaig

    Abece

    JillBill

    Ai-je oublié quelqu'un ?

     

     

     


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  • Semaine sur les chapeaux de roues : nous recevons les chorales d'Alsace et de Haute-Provence  : entre les repas, les concerts ,les sorties et le reste,je ne suis pas souvent à la maison .

    samedi c'est le grand défilé dans la ville et et le soir le grand concert . La météo nous promet le vent et la pluie pour samedi justement.

     

    d'où la tirade, revisitée , de Don Diègue dans le Cid  ,pour les jeudis en poésie des "croqueurs de mots" dont je tiens la barre , tant bien que mal , cette semaine .Alsaciens à babord, provençaux à tribord ...

    Je passe vous voir à mon retour .

    Orage!Ô désespoir ! Ô nuages ennemis
    Allons-nous samedi défiler sous la pluie ?
    Et n'ai  -je avec amour ma tenue préparée
    Que pour,hi*, ressembler à une poule mouillée ? (*le hi c'est pour faire 12 pieds)
    Mon  jupon qu'avec,   ha! mon chef de choeur admire
    Mon jupon qui,  ho! va faire trembler  sa moitié,
    Va me laisser tomber et tomber sur mes pieds!
    Ah! Cruelle météo  qui  n'a pas(de) pitié !
    Sous le vent et la pluie nous allons défiler .
    Te tromperas-tu,oui, comme c'est souvent le cas
    Et nous laisser en paix , chanter avec éclat ?
    Mais comme je suis pressée, j'arrête tout cela
    Je pars  sur la Balagne avec mon tralala .

    Jeudi en poésie:  Orage ! Ô désespoir !

     


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  • Me voici de retour de mon périple alsacien: 5 journées sur les chapeaux de roues, bien remplies et très agréables.

    Inutile de vous dire que je suis sur les rotules .

    Pendant ce voyage , j'aurais pu devenir" accro" à la choucroute que nous avons mangée à Ribeauvillé  : mais non, je préfère mon sauté de veau à la mode corse. Ou bien de la fameuse "flammekueche" dont nous avons fait une orgie .

    J'aurais pu " tomber en amour "pour les orgueuilleuses cigognes  qui nous  regardaient de haut , perchées dans leur nid, au sommet des toits pentus.J'avoue que je n'en avais jamais vu  en  chair et en os .

    J'aurais pu  avoir envie de détruire ma  vieille maison  pour la reconstruire à la mode alsacienne avec toutes ces boiseries qui font leur beauté si particulière .

    J'aurais pu m'accrocher aux marches du clocher de la cathédrale de Strasbourg en déclarant mordicus, que c'est là que je voulais passer le reste de ma vie , parmi  les araignées, les belles pierres et la foule de touristes !

    Finalement, après avoir chanté deux chants , dont notre hymne régional , dans la même cathédrale, devant des centaines de touristes ébahis  (mais c'est quoi, ce drapeau  avec une tête noire ? C'est quel pays  africain ? ) , qui en redemandaient , j'ai renoncé à ce rêve fou et je suis rentrée bien sagement au pays .

    Je n'ai pas oublié , cependant , de faire un détour , avec toute ma chorale, dans une cave de bon vin (boire un petit cou c'est agréable ). J'ai acheté un vin au nom imprononçable, même lorsqu'on ne l'a pas encore bu : le" gewurztraminer"; j'espère ne pas devenir accro  , sinon le petit muscat corse va m'en vouloir !

    Bref, j'ai su résister aux chants alsaciens, aux 700 spectateurs qui nous ont acclamés à Elsensheim(je ne réponds pas de l'orthographe  ) , aux bretzels , aux strudels, aux kouglofs et autres  bonnes choses: je crois que nous avons tous grossi  en 5 jours .

     

    ,

    Bref , il n'y a qu'au chocolat que je ne résiste pas!

    Merci de vos visites  et bonne semaine à toutes et tous

    DimDamDom

    à la tête des "croqueurs de mots nous demande de parler de nos addictions à partir de cette image

     Défi N°144 :J'aurais pu ...

     

     

     


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  • Je vous souhaite une bonne "merendella"

     

     

     

    Lénaïg , à la barre des "Croqueurs de mots ", nous demande de laisser libre cours à notre imagination  pour interpréter, l' une des 2 images qu'elle nous propose. J'ai choisi celle-ci:

     

    - Au secours !
    -Au secours  !
    -Il y a un écho ?
    -Mais non, minus, il n'y a pas d'écho! C'est nous qui appelons au secours !
    -Moi aussi, j'appelle au secours ! Vous m'imitez.


    -Non, nous avons besoin d'aide .Nous avons entendu des cris , un tremblement une grande secousse , et tout à coup nous nous sommes retrouvés dans une position inconfortable. Nous en sommes tout retournés.


    -Et moi donc ? Vous voyez ma position ?  J'étais tranquillement en train de grimper sur l'un d'entre vous  pour  essayer d'attraper un animal étrange . Moi aussi, j'ai entendu des cris, un tremblement .J'en suis tourneboulé .Et je crois bien que j'ai failli tomber sur la tête!
    Surtout ne bougez pas .


    - Tu ressembles à un singe qui a le vertige .Mais tu sais , d'où venaient ces cris qui ont changé notre vision du monde ?
    - Je crois bien avoir reconnu la voix de Lénaïg : elle criait après son hamster, qui avait grimpé dans un arbre et qui , apparemment refusait d'en descendre .Elle a tellement crié fort et secoué les arbres,que moi, j'en ai eu l'estomac tout retourné ! Et pas seulement l'estomac d'ailleurs !


    -Dis-donc , tu ne nous as pas dit que tu allais chercher un animal sur l'un de nous ?
    C'est donc toi, qui a fait peur au hamster, qui ne voulait plus descendre, espèce de traître !
    - Non, ce n'est pas de ma faute . Je n'y suis pour rien . Je ne savais pas que c'était le hamster de Lénaïg .Et puis, je vais vous aider , promis.
    - Allons donc .Maintenant, tu essaies de retourner ta veste ?


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