•  Merci pour les avis de recherche que vous avez lancés et les mails que vous m'avez envoyés, suite à ma disparition impromptue  et mystérieuse ,de la sphère d'OB!

    Non, la Corse n'a pas coulée

    Non , mon village n'a pas été submergé par  un tsunami

    Non, le nuage islandais   ne m'a pas enveloppé dans sa dangereuse ouate phosphorée

    Non , le FLNC ne m'a pas enlevée, en échange de  la libération de Colonna

    Non, je ne suis pas tombée avec mon ordi dans le bassin d'arrosage près de mon jardin.


    Je serais bien incapable de vous dire ce qui est arrivé!!L'essentiel est que je sois réapparue comme le soleil du matin , comme l'arôme du bon café, comme la chantilly sur une glace ..Comme la réforme des retraites ..

    Quoi ?Je suis  prétentieuse?

    Vous croyez? Non ...?


     

     

    Pour le jeudi en poésie"  la vieille maison"

    corsica moriani 8 (6)

     

    Ce n’est qu’une maison, et rien qu' une chaumière.
    Une glycine bleue court sur la vieille pierre.
    Des roses, des lilas au printemps voient le  jour,
    Et des bouquets de buis se dressent tout autour.
    On voit devant la porte un vieux banc vermoulu.
    Mais depuis bien longtemps, nul ne s’y assoit plus.
    Personne ne vient plus tirer le seau rouillé
    Du puits abandonné sous novembre mouillé

     

    Le jardin envahi par l’ortie qui le cerne
    Ne donne que chiendent, folle avoine, luzerne.
    Un volet claque au vent quand le temps est en rage.
    La grille en fer forgé qui grince sous l’orage
    A depuis bien longtemps perdu gonds et verrous.
    Du temps qu’elle vivait, vous en souvenez-vous,
    La maison résonnait de rires et de chants.
    Qu’elle est triste à présent, sous les soleils couchants.


    Naguère, dans la cour, si j’ai bonne mémoire,
    Accrochée au tilleul pendait la  balançoire.
    Souvent, dans la soirée, sous le ciel des étés,
    De joyeux cris d’enfants, par le vent apportés,
    Disaient assez combien les gens étaient heureux
    Dans la maison modeste, avec ses volets bleus.

      persienne.jpg

     

    Mais le temps a passé, mais le temps s’est enfui.
    Les enfants ont grandi, chacun d’eux est parti
    Pour aller vivre ailleurs, au pays d’à  côté,
    Et dans l’humble maison, seul l’aïeul est resté,
    Qui a vécu un peu, et puis s’est endormi,

    Tout doux, tout doucement, un soir de mai joli.

     

     

    Prisonnière depuis de la ronce qui croche,
    La maison aux yeux clos est là, comme un reproche.
    Mais j’espère pourtant qu’à la belle saison,
    Le bonheur reviendra dans la vieille maison.
    Alors, les soirs d’été, nous entendrons souvent,
    De joyeux cris d’enfants, apportés par le vent.

    TREMPO4

     

    Auteur inconnu


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  •  

    Pour le jeudi en poésie de Brunô,link

    voici un texte d'Alphonse Daudet  ( 1840-1892) tiré des "Lettres de mon moulin" .           INSTALLATION; je l'avais appris en classe;

    J'adore les "lettres de mon moulin" .

     

    moulin-daudet1

    Ce sont les lapins qui ont été étonnés !... Depuis si longtemps qu'ils voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose comme un quartier général, un centre d'opérations stratégiques : le moulin de Jemmapes des lapins... La nuit de mon arrivée, il y en avait bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en train de se chauffer les pattes à un rayon de lune... Le temps d'entrouvrir une lucarne, frrt !
    voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui détalent, la queue en l'air, dans le fourré.
    J'espère bien qu'ils reviendront.

    lapin124jp9eo3
    Quelqu'un de très étonné aussi, en me voyant, c'est le locataire du premier, un vieux hibou sinistre, à la tête de penseur, qui habite le moulin depuis plus de vingt ans. Je l'ai trouvé dans la chambre du haut, immobile et droit sur l'arbre de couche, au milieu des plâtras, des tuiles tombées. Il m'a regardé un moment avec son oeil rond ; puis, tout effaré de ne pas me reconnaître, il s'est mis à faire :
    “ Hou ! Hou ! ” et à secouer péniblement ses ailes grises de poussière ; - ces diables de penseurs ! ça ne se brosse jamais... N'importe ! tel qu'il est, avec ses yeux clignotants et sa mine renfrognée, ce locataire silencieux me plaît encore mieux qu'un autre, et je me suis empressé de lui renouveler son bail.

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  • LAC-SOIR.jpg

     

    Le lac  (Lamartine:les méditations solitaires)


    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
    Jeter l’ancre un seul jour ?

    Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
    Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
    Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
    Où tu la vis s’asseoir !

    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
    Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
    Sur ses pieds adorés.

    Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
    On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
    Tes flots harmonieux.

    Tout à coup des accents inconnus à la terre
    Du rivage charmé frappèrent les échos ;
    Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
    Laissa tomber ces mots :

    "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
    Suspendez votre cours :
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !

    "Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
    Coulez, coulez pour eux ;
    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
    Oubliez les heureux.

    "Mais je demande en vain quelques moments encore,
    Le temps m’échappe et fuit ;
    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
    Va dissiper la nuit.

    "Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
    Hâtons-nous, jouissons !
    L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
    Il coule, et nous passons !"

     

    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !


    Je ne mets pas la poésie en entier  car elle est longue!

    LAC-BANC.jpg

    c'est le jeudi en poésie  chez Brunôlink

     

      Et Brunô ayant demandé de raconter un enterrement insolite, j'ai trouvé un faire-part d'enterrement que les bidasses envoyaient à leurs proches et amis , lorsqu'il ne leur restait  plus que cent jours  pour terminer leur service militaire :" la quille"

    cent3



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  • Pour la poésie du jeudi chez Brunô:link

     

     Aujourd'hui, on revise les classiques:

     

    Un de mes préférés: J'en connais  des parties entières par coeur

    Le Cid (Corneille)

     

    Résumé de l'intrigue:

     

    Tirade de Don Diègue qui vient de recevoir  la plus belle gifle de sa vie!

     

    ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
    N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
    Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
    Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
    Mon bras qu'avec respect toute l'Espagne admire,
    Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
    Tant de fois affermi le trône de son roi,
    Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
    ô cruel souvenir de ma gloire passée !
    Oeuvre de tant de jours en un jour effacée !
    Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
    Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
    Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
    Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?
    Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;
    Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
    Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
    Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
    Et toi, de mes exploits glorieux instrument,
    Mais d'un corps tout de glace inutile ornement,
    Fer jadis tant à craindre, et qui, dans cette offense,
    M'as servi de parade, et non pas de défense,
    Va, quitte désormais le dernier des humains,
    Passe, pour me venger en de meilleures mains.

     

     

    Et pour la tirade . de Rodrigue

    .-" Nous partimes 500 ;.et par un prompt renfort..

    ( Les inconnus)

    Don Diègue et le comte de Gomès ont décidé d’unir leurs enfants Rodrigue et Chimène qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant un soufflet. Don Diègue, affaibli par l’âge et trop vieux pour se venger par lui même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l’attaque du royaume par les Maures , donne à Rodrigue l’occasion de prouver sa valeur et d’obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche qui l'aime aussi et Rodrigue. Elle promet d’épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré dans un délai d’un an.


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  • Pour le jeudi en poésie de Brunô:link

    Les éléphants


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    Le sable rouge est comme une mer sans limite,
    Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
    Une ondulation immobile remplit
    L'horizon aux vapeurs de cuivre où l'homme habite.
    Nulle vie et nul bruit. Tous les lions repus
    Dorment au fond de l'antre éloigné de cent lieues;
    Et la girafe boit dans les fontaines bleues,
    Là-bas, sous les dattiers des panthères connus.
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    Pas un oiseau ne passe en fouettant de son aile
    L'air épais ou circule un immense soleil.
    Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil,
    Fait onduler son dos où l'écaille étincelle.
    Tel l'espace enflammé brûlé sous les cieux clairs,
    Mais, tandis que tout dort aux mornes solitudes,
    Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes,
    Vont au pays natal à travers les déserts.
    D'un point de l'horizon, comme des masses brunes,
    Ils viennent, soulevant la poussière, et l'on voit,
    Pour ne point dévier du chemin le plus droit,
    Sous leur pied large et sur crouler au loin les dunes.
    Celui qui tient la tête est un vieux chef. Son corps
    Est gercé comme un tronc que le temps ronge et mine;
    Sa tête est comme un roc et l'arc de son échine
    Se voûte puissamment à ses moindres efforts.
    Sans ralentir jamais et sans hâter sa marche,
    Il guide au but certain ses compagnons poudreux
    Et, creusant par derrière un sillon sablonneux,
    Les pèlerins massifs suivent leur patriarche.
    L'oreille en éventail, la trompe entre les dents,
    Ils cheminent, l'oeil clos. Leur ventre bat et fume,
    Et leur sueur dans l'air embrasé monte en brume,
    Et bourdonnent autour mille insectes ardents.
    Mais qu'importent la soif et la mouche vorace,
    Et le soleil cuisant leur dos noir et plissé?
    Ils rêvent en marchant du pays délaissé,
    Des forêts de figuiers où s'abrita leur race.
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    Ils reverront le fleuve échappé des grands monts,
    Ou nage en mugissant l'hippopotame énorme,
    Où, blanchis par la lune et projetant leur forme,
    Ils descendaient pour boire en écrasant les joncs.
    Aussi, pleins de courage et de lenteur, ils passent
    Comme une ligne noire, au sable illimité;
    Et le désert reprend son immobilité
    Quand les lourds voyageurs à l'horizon s'effacent.
    Leconte De Lisle (originaire de l'ïle de la Réunion et enterré dans le cimetière marin de St-Paul de la Réunion )

     

    leconte

     

       Voir aussi l'article  chez  Jeanne "Fadosi" link : "Eléphants en miroir"

     


     


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