• Imagine , sans liquider personne, que  tu  retournes dans la passé....

    Tu ressens cette drôle d'atmosphère , en allant dans cette direction ?

    C'est comme une oasis de paix  , dans ce présent si agité...

    ...Où tu cours comme un pauvre diable...

    Fais comme moi: chante du matin au soir....

    Et admire le paysage en respirant à fond, l'air pur des montagnes

     

     


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  • Vanille

    Je vous présente Vanille

    C’est une fille des îles

    Fruit de la passion

    Entre une Yab* et un zoreil*

    Elle n’a pas son pareil

    Pour danser  le maloya*

    Je ne vous dis que ça !

    Parfois , elle part en vrille,

    Ce n’est pas une fille facile.

    Est-ce la faute au  cabri massalé ?

    Ou bien au ti jaques boucané ?

    Au marché de St Paul ,elle  travaille

    Vous la verrez vendre ses saucisses-rougail.

     

    yab: créole blanc  ;Zoreil: métropolitain; maloya : danse

    J'ai vécu 5 ans la la Réunion  .J'en garde de très bons souvenirs

     

    Et pour faire danser et chanter les élèves de Maîtresse Jill Bill ,voici une chansonnette créole(mais chantée en français )


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  •  

       Allons-nous nous promener avec des masques   pour éviter le coronavirus  ou d'autres microbes qui voyagent avec les avions ,à la vitesse du son ?

    Il ne faut pas se voiler la face : le microbe fait le tour du monde avec un simple éternuement. A vos souhaits !

     

    J'ai envie de dire au gouvernement français qui, semble prendre cela un peu à la légère : -" Bas les masques" ! Vous espérez que les vieux l'attraperont   ;ainsi le problème du déficit de la sécu et des caisses de retraite sera réglé " .

    Heureusement que Carnaval arrive bientôt .Nous pourrons tous porter des masques  joliment décorés .Ainsi, ni vu ,ni connu et chacun ira danser , au bal masqué  ohé,ohé ,bien sûr  , dans la fièvre du samedi soir.

     

    En Corse, nous avons décidé de porter des cagoules pour plus de précaution , et d'envoyer par dessus bord tous ceux qui ont le visage pâle et un peu de fièvre ....A bon entendeur ...

     

    En attendant, je viens d'assister à la fête des 100 ans , d'un bonhomme, qui a bon pied, bon oeil et qui a ouvert le bal de la fête en dansant  un tango avec sa fille .  Sa philosophie, après avoir failli mourir plusieurs fois  : 

    "Tout finit par s'arranger ; si cela ne va pas aujourd'hui, ça ira demain "

    Je vous souhaite une bonne semaine

     


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  • Après le difficile défi à trous, malgré les boulets de canon, tirés à bout portant par les participants(es), malgré une mer agitée, j'ai réussi à tenir la barre  de la coquille des "croqueurs de mots  jusqu'à aujourd'hui ,pour le jeudi en poésie.Je vous avais demandé un poème de Victor Hugo.Vous n'aviez que l'embarras du choix  .J'ai choisi un poème appris à l'école,parmi tant d'autres.Et merci d'avoir pris le risque de ce défi...

    LA RETRAITE DE RUSSIE

    Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.

    Pour la première fois l'aigle baissait la tête.

    Sombres jours ! L’Empereur revenait lentement,

    Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.

    Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.

    Après la plaine blanche une autre plaine blanche

    .On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.

    Hier la grande armée, et maintenant troupeau.

    On ne distinguait plus les ailes ni le centre.

    Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre

    Des chevaux morts; au seuil des bivouacs désolés

    On voyait des clairons à leur poste gelés,

    Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,

    Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.

    Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,

    Pleuvaient; les grenadiers, surpris d'être tremblants

    ,Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.

    Il neigeait, il neigeait toujours!La froide bise

       Sifflait; sur le verglas, dans des lieux inconnus,

    On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.

    Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre:

    C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,

    Une procession d'ombres sous le ciel noir.

    La solitude vaste, épouvantable à voir,

    Partout apparaissait, muette vengeresse.

    Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse

    Pour cette immense armée un immense linceul.

    Et chacun se sentant mourir, on était seul.

     

    Victor Hugo  Les Châtiments L'expiation


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  • Jao ne lâche jamais rien

    On pourrait dire qu’il est radin.

    Il a des oursins dans les poches

    C’est ce qu’on lui reproche.

    Il lave son linge à la fontaine

    Pour remplir son bas de laine.

    Il se chauffe  à la cuisinière

    Pour économiser son cœur de pierre.

    Il mange toujours des pâtes

    Il va finir mille-pattes.

    Le jour béni où il mourra,

    Il se fera enterrer sous des gravats

    Et ses neveux feront la java !

    Voici un élève qui ne distribuera pas de bonbons dans la cour de récré de Jill Bill

     


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