• Vous connaissez Ornella ?

    Depuis toujours ,elle a un dada

    Elle fait tout le temps de l’aquarelle

    Ce n’est pas qu’elle soit manuelle

    Mais elle est sûre d’avoir du talent .

    Rie n’est moins vrai assurément .

    Ses  œuvres sont de vraies croûtes

    Qui mettent les gens en déroute .

    Lorsqu’elle offre une tableau

    Ses amis se jettent à l’eau.

    Lorsqu’elle peint  un paysage

    Cela fait peur aux enfants sages.

    Lorsqu’elle met une œuvre au mur,

    Le chat  sa cache dans les chaussures.

    Son mari la menace de divorcer

    Si elle ne met pas son dada de côté.

    Elle  a décidé de se mettre à la couture

    Pour faire des masques qui auront belle allure.

    Voici une artiste peintre qui arrive dans la cour de récré de Jill Bill

     

     

     


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    Jazzy  à la barre des "croqueurs de mots " ,nous propose le défi suivant :

    Si vous voulez bien embarquer sur le navire, je vous propose pour le défi 236

    de lire les titres des livres que vous avez chez vous. Créer une histoire basée sur un, plusieurs titres ou des mots qui s’y trouvent.

    Défin N°236 : la nuit de tous les dangers

    -Doumè,il y a un inconnu dans la maison !chuchote Mamie Davia en secouant son compagnon ,d’un main tremblante.

    -Hein ? Quoi ? Stupeur et tremblements , de Doumè, réveillé en sursaut.

    -Oui, Sauve-moi ! Sans raison , j’éprouve un sentiment plus fort que la peurLève-toi et marche ! C’est la nuit de tous les dangers.

    -Si je me lève, je vais marcher forcément .  Tu es sûre que ce n’est pas le voisin ?

    Doumè  s’arrache péniblement du lit,  s’assoit et  avance la main vers la table de nuit. Splaaachh

    -Qu’est- ce que c’est  ce bruit ? Ne t ‘éloigne pas .. J’ai peur des morsures de l’ombre.

    -Pour l’instant , personne ne te mord : j’ai fait tomber mon dentier par terre. N’éteins pas la lumière ! grommelle Doumè à quatre pattes sur le tapis

    -Oh ! Miserere ! Il est grand temps de rallumer les étoiles !  Tu l’as trouvé ? Je vais t’aider.

    Mamie Davia se lève , fait le tour du lit trébuche sur le pied de Doumè et tombe sur lui.

    -Aïe !J’ai la patience de l’ange, parce que je t’aime. Mais là, tu  as franchi la ligne verte :tu m’écrases  . Cette nuit ne finit pas !

    -J’y pense : tu as pensé à changer l’eau des fleurs ?

    - Non, mais tu crois que c’est le moment  de penser aux fleurs ? Rien ne va plus !

    - Que serais-je sans toi ? murmure Mamie Davia , câline, en chatouillant Doumè. Elle a oublié le visiteur inattendu.

    - Jeux de main… Ah… la tresse est coincée dans mon dentier.

    -Ouille ! ne tirez pas sur l’oiseau moqueur… Heu ! Ne tire pas sur ma tresse. Sans raison, rien ne va plus.

    Doumè , qui a enfin récupéré son dentier, le met, et s’écrie :

    -      . Nous menons une vie si convenable.Personne ne peut nous vouloir du mal.

    -      Je suis glacée. Si tu vas voir  s’il y a un visiteur, je te dirai la vérité sur la vie secrète des écrivains, et sur  l’affaire Harry Québert.

    -      Qui est- ce celui-là ? le clandestin, dans les bois ? C’est ton ultime secret ?

    -      Non, pas du tout. C’est le prisonnier du ciel.

    -       ????La prochaine fois, tu  ne fumeras plus  cette cigarette que t’a proposé  ton petit-fils, compris ?

    -      Pour rassurer mamie Davia, Doumé, bonne pâte, fait le tour de la maison

    -      Il n’y a personne . C’est sûrement l’ombre du vent que tu as entendu.

    -      - Tu crois ? Me voilà tranquille.Si c’était à refaire, seras-tu là ?

    -     - Bien sûr ! Allez dors ma jolie !

    -      Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

     

     


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  • un article de Pierre-Jean Luccioni , animateur radio et télé et écrivain qui recueille toutes les traditions  de la Corse .

     

    « E TUNDERE DI MAGHJU »
    Si le mois de mai qui commence est le mois de Marie, il est aussi celui di « e tundere» (la tonte des brebis) qui seront cette année fortement perturbées par les contraintes du confinement. « A tundera » (la tonte des brebis) était « una operata » (œuvre collective) qui a longtemps marqué la vie des communautés pastorales. Elle se situe au mois de mai, une période clé pour les bergers qui se préparent à quitter « a piaghja » pè « a muntagnà » (la transhumance). Un voyage parfois périlleux à cause des orages fréquents au mois de mai sur la route de l’estive.
    Les tondeurs se glissaient dans des grands sacs de jutes pour ne pas se salir et ils tondaient assis sur le sol. La tonte était aussi l’occasion d’accomplir de vieux rites païens ou religieux pour bénir et protéger le troupeau à la fin de la tonte. De l’eau est versée dans « u tinellu » (seau à traire), les tondeurs se lavent les mains et nettoient leurs forces (ciseaux) imprégnées de suint. À l’aide d’un goupillon, confectionné avec de la laine de différentes couleurs fraîchement tondue, le propriétaire bénit les brebis tondues en récitant « a pricàntula » (prière) à haute voix. Les formules varient selon les régions ou les bergers.
    Ces « prières » sollicitent l’aide des forces protectrices qui régissent la nature. Avec de multiples variantes, ces « pricàntule » étaient communes à tous les bergers corses.
    « Pècura bianca, pècura nera,
    Partite a mane,
    Ghjunghjite a sera,
    Criscite e empiite terra.
    Andate in valle nove,
    Manghjate erbe bone,
    Gattive un’hè manghjate,
    Crescite e multiplicate ».
    (Brebis blanche, brebis noire, pars le matin et reviens le soir, va brouter dans les riches vallées, laisse les mauvaises herbes ! Allez dans les vallées herbeuses, mangez les bonnes herbes, laissez les mauvaises, croissez et multipliez-vous !)

    Les bergers demandaient parfois au curé de la paroisse (photo, bénédiction du regretté abbé Tagliazzuca) de se déplacer pour bénir le troupeau. Dans le cas contraire, le berger « bénisseur » implorait la protection de saint Pierre, de saint Martin et surtout de Sant’Antone, le saint protecteur de référence des bergers corses

    Aujourd’hui avec les solidarités communautaires qui se distendent, les tontes sont de plus en plus mécanisées. Mais il reste encore des irréductibles qui perpétuent les traditions.

    Des équipes de tondeurs viennent du Continent pour tondre les brebis. Ces nouvelles pratiques ont vidé la tonte traditionnelle de son contenu, une tonte qui était porteuse d’amitié et de solidarité pourtant si nécessaires en ces temps de confinement. 

     

    Bon week end à tous

     

     


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  • Castor se prend pour un cador.

    Mais n'a pas les mains en or :

    Il a failli tuer sa belle-mère

    En ouvrant une bouteille de Sancerre.

    Il a  brûlé   son beau-père

    En vidant la cafetière.

    Il a failli écraser son épouse

    Et cueillant des arbouses.

    Il a mis le feu à la cuisine

    Et réchauffant des aubergines.

    Il a prévu un barbecue dans le jardin

    Pour accueillir ses amis demain.

    Si vous entendez la sirène des pompiers

    Surtout, ne soyez pas étonnés .

     

    C'est un élève un peu dangereux qui arrive dans la cour de récré de Jill Bill

     


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    Nous avons rendu hommage, modestement,   à toutes celles et tous ceux qui sont sur le front

    Les cistes bavent   de  plaisir (?) ,avant de faire des fleurs.

    Les cyclamens fleurissent dans le sous-bois.

    Les lampadaires attendent le soir pour fleurir

    Le clocher domine le village

     

    Le village au soleil du matin

     

    Pauvre objet du temps passé...abandonné...

     


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