Par fanfan2B

Aujourd'hui, je reprends la route vers le sud extrême. Mais j'y vais par le chemin des écoliers.
Le train, la voiture et puis le bateau ou l'avion : ce sera en fonction de la météo: s'il y a un peu de vent, je prendrai l'avion . S'il y a beaucoup de vent, ce sera le bateau à l'insu de mon plein gré : entre la peste et le choléra ...
Je préfère bouger dans la mer plutôt que dans les airs.
Lorsque la petite lumière s'allume: "attachez vos ceintures",lorsque le commandant de bord dit: "nous entrons dans une zone de turbulences " on voit les gens pâlir , chacun s'accroche comme il peut, à son accoudoir, à son voisin, à son chapelet(véridique ) ,en promettant à Dieu ou au diable, d'aller déposer un cierge dès que l'avion se pose, en espérant qu'il se pose... Ou bien , dès dimanche prochain .On promet aussi, d'être gentil avec son conjoint, avec sa belle-maman, de bien travailler à l'école ...
Beaucoup de promesses qui seront oubliées

, dès qu'on pose un pied sur la terre ferme.
Avec le bateau, lorsqu'il se prend pour le Titanic, c'est
autre chose : on est à peu près sûr de ne pas finir au fond de l'eau , quoique ...
Là, c'est la guerre à mort, avec son estomac , qui s'engage : vite ,vite un "Mercalm" ( ne tentez pas le persil ou le sparadrap sur le nombril (j'ai déjà donné et je peux vous assurer que cela ne fonctionne qu'avec une mer d'huile ).
On s'affale sur la couchette et surtout ne pas bouger même pas le petit doigt ou une oreille , et on attend que les heures passent .!
Finalement, il n'y a que le train ne bouge pas par grand vent: quand la SNCF va-t-elle se décider à construire un pont sur la Méditerranée ?
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