Il paraît qu'on peut supprimer la barre dOB depuis hier :qui peut me dire comment il faut
faire?

Je ne suis jamais allée en Egypte, à mon grand regret , et donc je ne me suis jamais penchée sur la tombe de Toutankhamon.
Certains s'y sont penchés et ne s'en sont jamais relevés :la malédiction des pharaons vous connaissez?
Non, je ne vais pas vous la raconter , sinon nous sommes encore là ce soir!
Ce pauvre Toutankhamon, depuis qu'on a découvert sa tombe n'a plus réussi à reposer en paix: S'il avait su qu'on le trimbalerait partout , qu'on l'étudierait sous toutes les coutures, il aurait sûrement demandé qu'on l'enterre ailleurs!!
Et voilà qu'on vient de s'apercevoir que c'était un vrai minus , physiquement, s'entend!!
Depuis que j'en entends parler, je m'imaginais, un bel homme grand et musclé ,qui d'un coup de cils faisait se pâmer toutes les belles courtisanes ..
Eh! bien !Non!
C'était un gringalet , qui avait hérité des multiples maladies de ses aïeux (forcément quand on se marie en famille cela ne peut que finir mal!!); il marchait avec des cannes ,il était chétif, le teint jaune; il souffrait de paludisme et il est mort des suites d'une fracture de la jambe! J'en passe et des meilleures!
Forcément les antibiotiques n'avaient pas encore été inventés.
Je ne sais pas si je vais m'en remettre: ben, oui!! C'était une de mes idoles .et à cause de quelques savants voilà mon rêve brisé!!
Et maintenant,on a découvert qu'il était le fils d'Akhenaton , roi un peu fou , qui a provoqué la première
guerre d'Egypte.. Depuis , on en a connu d'autres .. .rois ou pas, et même plus près de chez nous !
Et pour le jeudi en poésie de Brunô, link restons en Orient , Voici un poème de Victor Hugo(encore lui):Les orientales 1828: qui, hélas, est plus
que jamais d'actualité!
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LE VOILE
La sœur
Qu'avez-vous, qu'avez-vous, mes frères ?
Vous baissez des fronts soucieux.
Comme des lampes funéraires,
Vos regards brillent dans vos yeux.
Vos ceintures sont déchirées.
Déjà trois fois, hors de l'étui,
Sous vos doigts, à demi tirées,
Les lames des poignards ont lui.
Le frère aîné
N'avez-vous pas levé votre voile aujourd'hui ?
La sœur
Je revenais du bain, mes frères,
Seigneurs, du bain je revenais,
Cachée aux regards téméraires
Des giaours et des albanais.
En passant près de la mosquée
Dans mon palanquin recouvert,
L'air de midi m'a suffoquée :
Mon voile un instant s'est ouvert.
Le second frère
Un homme alors passait ? un homme en caftan vert ?
La sœur
Oui… peut-être… mais son audace
N'a point vu mes traits dévoilés…
Mais vous vous parlez à voix basse,
A voix basse vous vous parlez.
Vous faut-il du sang ? Sur votre âme,
Mes frères, il n'a pu me voir.
Grâce ! tuerez-vous une femme,
Faible et nue en votre pouvoir ?
Le troisième frère
Le soleil était rouge à son coucher ce soir.
La sœur
Grâce ! qu'ai-je fait ? Grâce ! grâce !
Dieu ! quatre poignards dans mon flanc !
Ah ! par vos genoux que j'embrasse…
O mon voile ! ô mon voile blanc !
Ne fuyez pas mes mains qui saignent,
Mes frères, soutenez mes pas !
Car sur mes regards qui s'éteignent
S'étend un voile de trépas.
Le quatrième frère
C'en est un que du moins tu ne lèveras pas !