• L'Italie: l'ours

     A Castelnuovo, nous avons  acheté des chapeaux :Devinez qui a mis le sien à l'envers ?

     

    Des virages en épingle à cheveux ,  une route étroite, pas un chat, ni noir ni blanc : chacun s’accrochait où il pouvait , croyant tomber dans un précipice au virage suivant ..
    Nous encouragions le chauffeur  pour qu’il ne songe pas au suicide, et surtout pour sauver nos vies.
    Après 3 heures  de route, nous sommes enfin arrivés sur une esplanade au bout de la montée ,un col  quelconque .   Il y avait une voiture arrêtée, tous feux éteints  et qui semblait vide . Les propriétaires s’étaient-ils suicidés ? Dormaient-ils dedans ?
      Nous avons  tous poussé  un soupir de soulagement qui s’est transformé en cri d’horreur et gémissements : la route qui descendait vers notre gîte à 30 km de là  était barrée par un superbe ruban rouge en une pancarte.

    L'Italie: l'ours


      Nous étions anéantis : refaire près de 4h de route pour revenir au gîte ?
    Nous avons songé à un suicide collectif . Puis , la raison reprenant le dessus, nous avons pensé  à passer la nuit dans le van, sans manger, sans boire , et sans couvertures.(6 degrés ).
    Nous sommes tous descendus dans le noir pour chercher une issue de secours : rien .
     Les plus courageux voulaient reprendre la route terrifiante.
    Lisa gémissait :
    « Moi, vous me laissez ici ! Je veux mourir sur scène place .Je ne redescends plus . «
    J’étais prête à lui tenir compagnie.
    Au  moment où nous allions faire  demi-tour , une voiture arrive de l’autre côté de la barrière .
    Bizarre : la route n’est donc pas  impraticable ?
     Elle s’arrête à la barrière, un homme en sort :
    Ma che cos’è questo ? La strada è interrota ? non si puo passare ?

    Le bonhomme était aussi étonné que nous de nous trouver de l’autre côté de la barrière . Nous lui avons expliqué avec beaucoup de gestes et de mots  que la route était praticable de notre côté. Il nous a répondu avec beaucoup de mots  et de gestes(on parle beaucoup avec les mains dans le sud ) que c’était pareil de son côté.
    Nous avons failli lui sauter dessus pour le remercier de nous avoir sauvé la vie.
    Il est donc parti sur notre route . Nous avons refait demi-tour pour rejoindre la sienne . Et c’est là que cela s’est produit :

       (à suivre)

    L'Italie: l'ours




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  • Je suis partie quelques jours en Italie avec des amis .
     Un conseil : ne réservez jamais un gîte sans avoir calculé la distance entre l’endroit  où il se trouve et les lieux que vous voulez visiter.

    Nous étions en pleine montagne ,  dans la Toscane profonde, tellement profonde que nous nous perdions tout le temps ;sans parler des températures hivernales …  Il fallait grimper, grimper, tourner, tourner, encore grimper : les femmes ont fini à pied , n’ayant  plus confiance   dans le chauffeur ,le véhicule .

    Arrivés là-haut , personne pour nous accueillir : nous avons fait 10 fois le tour de la maison, frappé à toutes les portes, affamés (nous n'avions pas voulu  nous arrêter en route , vu qu'il était déjà 23 heures ) frigorifiés, terrorisées (les femmes)... Nous chantions : "-ouvre-moi, ouvrez-moi la porte ...Non nè posso proprio più..."
    Lorsqu'enfin on nous a ouvert , Lisa a déclaré à l'hôtelier: - Ah! Non, je ne remonte plus ici. Demain je refais mes valises et je pars. !" Finalement nous sommes restés .
    Heureusement que mon cousin nous avait donné des tomates , et moi, prévoyante, j'avais apporté une banane ; Cela a été notre frugal repas du premier soir.

                                                       La banane coupée en 6 parts

    Un autre conseil : Ne partez pas avec un GPS qui n’en fait qu’à sa tête et des applications Waze  qui disent le contraire du GPS . Cela vous évitera des discussions homériques, des  tas de km en trop et des aventures rocambolesques , telle que celle que je  vais vous raconter.

    Le premier soir, nous avons visité plusieurs fois , tous les ronds-points de la ville de Lucca : je sais , c’est original, mais nous faisions du tourisme, n’est- ce pas ?
     Finalement, nous avons trouvé la bonne route en dépit de la mauvaise volonté  évidente du GPS qui nous sommait de faire demi-tour .

    Le lendemain, nous sommes partis, comme en 40 : nous voulions voir les « cinque terre »et nous avons vu Pistoia , vu que les « cinque terre » étaient à 300 km de notre point de chute.  Une belle ville quand même .


    Je ne vous parlerai pas du restaurant  des chasseurs , où nous nous sommes fait arnaquer : innocents comme des enfants qui viennent de naître…
    Cette fois-ci le GPS n’y était pour rien. Et pourtant nous étions 4 sur 6 à comprendre ou à parler l’italien .

    Nous avions décidé de rentrer avant la nuit, histoire de jouer un mauvais tour au GPS. Hélas, il  encore fait des siennes  …
    A 9 heures du soir, nous étions aussi perdus que le petit poucet . Quelqu’un a suggéré que nous aurions dû semer des petits cailloux blancs en partant : il a failli être débarque manu-militari  du van.

    Ayant choisi la mauvaise bifurcation, le van (pas le chauffeur ) est parti Dieu seul savait où , dans la montagne … (à suivre )


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  • Edur,tu as la tête dure

    Edur  ,tu as la tête dure.

    Une chose dont je suis sûre.

    Tu veux une voiture de sport,

    Arrête-toi de jouer d'abord.

    Tu hantes les tripots  clandestins,

    Tu crois te refaire la main ,

    Et tu te retrouves tout nu,

     Tu fais les joies de l'actu :

    Arrêté pour attentat à la pudeur.

    En plus d'un physique peu flatteur.

    J'en ai assez de te récupérer ,

    Au poste avec un cache-... nez!

    Il va falloir que cela finisse.

    Edur, si tu veux que je compatisse.

     J'espère qu'il n'incitera pas les autres élèves à jouer de l'argent dans la cour de récré de Jill Bill


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  • Jill Bill ,à la barre des "croqueurs de mots" nous propose de vendre  à qui on veut, le tableau ci-dessous , en glissant dans le texte le mot: "emberlucoter"

     

     

    Comme vous le savez, je rentre d'Italie , et j'ai ramené ce tableau, trouvé dans une décharge...

    Ce matin, je suis  à Bastia où a lieu un vide-grenier .Je vais bien réussir à me débarrasser de cette horreur.Tiens, justement , voilà un client potentiel : celui-là, je m'en vais l'emberlucoter,comme il faut

    - Bonjour : C'est quoi ce tableau ? Il me fait penser à quelqu'un .C'est bizarre...

    - Bonjour Monsieur. Effectivement, C'est bien la Joconde .Vous avez de bons yeux ! (Il faut toujours flatter le client )

    -Vous croyez ? Mais que lui est-il arrivé ? Et pourquoi est-elle en votre possession ? (Je sens que ça se complique )

    -Oh ! C'est une longue histoire : figurez-vous que pas plus tard qu'hier , j'étais à Paris .Je suis allée  visiter le Louvre  . Au moment, où j'arrivais devant le tableau de la Joconde, il y a eu une bousculade : un bonhomme avec une longue barbe , des yeux fous, a brandi une sorte de grenade;mais ce n'en était pas une , sinon, je ne serais pas là .  Il a envoyé quelque chose vers le tableau de la Joconde en hurlant :

    -"Vendetta"

    Il y a eu un grand bruit, une fumée très épaisse s'est répandue aussitôt dans la salle. Les gens ont commencé à fuir, ça criait de tous les côtés . Moi, n'écoutant que mon courage, (tu parles ) , j'ai sauté par dessus la corde, j'ai pris le tableau qui commençait à fumer ... Vous suivez?

    - Heu ! Oui ! 

    Donc j'ai pris le tableau et je suis partie en courant  , comme les autres, mais ,moi, c'était pour sauver la Joconde.

    Et hier soir, j 'ai pris l'avion pour rentrer au pays. Et voilà ! Et ce matin, Elle est là devant vous. Je vous accorde qu'elle a un peu souffert  , mais bon, c'est toujours Elle .

    -Je n'en reviens pas ! Mais je n'ai rien entendu  , ni à la radio, ni à la télé ..

    - Norma : le gouvernement ne veut pas en parler car  c'est une grande perte  .Et ,ils recherchent le terroriste  ; Entre nous: je suis persuadée que cet homme est un sicilien  descendant du mari de la Joconde  et il a voulu venger l'honneur de la famille .

    -Ah! Bon ! Pourquoi ça ?

    - Il paraît que cette dame aurait trompé son mari plusieurs fois . Jusqu'à présent, personne n'avait réussi à venger l'honneur de la famille de cet homme.

    -Je n'en reviens pas (Moi non plus )

    - Alors, si vous voulez faire une affaire , je vous la vends,pour 1000 euros . Mais dépêchez-vous car j'ai déjà des clients qui attendent .

    - D'accord, d'accord, je la prends .Je vais peut-être l'offrir à ma belle-mère pour Halloween , car vraiment, elle donne des cauchemars, la pauvre Joconde .

    Et voilà

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Vlada s'invite à la "cour de récré" de Jill Bill

    Vlada, tu m'as pris...

    Vlada , tu m’as pris mon Igor

    Sans me demander mon accord.

    Entre toi et moi c’est la guerre.

    Inutile de me proposer un verre.

     

     Je sais que tu aimes boire.

    Ne me prends pas pour une poire.

    C’est son  engin qui t’a séduite !

    Je l’ai vu de manière fortuite !

     

    Il joue du violon comme un dieu

    Et toi tu chantes comme la Castafiore

    Je vais donc lui dire adieu

     Goùte donc cet alcool d’hellebore.

    Trinquons à notre réconciliation

    Pendant qu’Igor joue du violon …


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